LINOGRAVURE
Je me suis initiée récemment à la linogravure lors d’un atelier aux Gorgones avec Mathilde. Cette pratique, à la fois instinctive et minutieuse, s’est naturellement intégrée à mon travail actuel.
Dans le cadre de mon exposition — un hommage à mon chien, à mon passé et à la vie dans ce qu’elle a de plus intime — certaines de mes linogravures portent des signes cachés. Elles existent en formats papier, mais aussi sur textile, à partir de pièces de seconde main chinées ou issues de mon propre vestiaire, dans une démarche sensible et durable.
Le secret
À l’intérieur du carré gravé, plusieurs symboles se mêlent discrètement : une patte de chien, en référence à Lula, mais aussi au lac dans Le Royaume des chats de Miyazaki ; un coquillage, dessiné comme ma mère le faisait lorsque j’étais enfant ; des vagues, écho à mon enfance face à la mer ; et enfin, le prénom de Lula inscrit à l’envers, comme un murmure, une présence cachée mais persistante.
Sur papier ou textile
Chaque pièce devient ainsi un fragment de mémoire, une trace à la fois personnelle et universelle, que chacun peut s’approprier.
